QUE L'ALGERIE VIVE LIBRE ET DEMOCRATIQUE EN 2012

Appel à la sagesse de Bouteflika

Maintenant que les chaines de la peur sont brisés grâce à l'élan de la jeunesse, suite aux différentes manifestations qui ont suivi les émeutes du début du mois de janvier 2011 à travers le pays. Si souvent ces derniers temps, certain médias estiment que l'Algérie n'est pas la Tunisie ou l'Egypte puisque la contestation populaire par la manifestation n'a pas encore réussi à devenir une pratique à pousser le changement radical du système de la gouvernance parce que le pouvoir actuel est le seul qui détient les clefs du changement, sachez que notre peuple ne veut plus verser du sang ou utiliser la matraque pour se défendre contre  ses frères car depuis 1988, en tant que peuple algérien, nous  ne voyons des deux cotés de la barrière du pouvoir que les mêmes visages d'une certaine classe de personnes déjà trop âgées pour être nos leaders, pourquoi nous pensons qu'il est préférable de laisser notre jeunesse s'organiser de soi-même afin d'exiger et réussir un changement dans les profondeurs du système actuel et aboutir à la démocratisation de notre pays avec une vraie opposition de jeunes leaders, puisque c'est bien la jeunesse algérienne qui a su s'organiser pour sauver l'Algérie après avoir soutenu le FIS et y était trahi par le GIA, sans vraiment trouver de l'aide de l'opposition actuelle afin de l'aider à nettoyer l'Algérie des différents protagonistes du pouvoir, profitant de la situation de faiblesse de notre pays afin de spolier ses richesses sous vos regards hagards, au point que notre jeunesse n'a plus le choix dans son pays que de choisir entre "El Harga" ou la "Hriga", malgré que notre PIB dépasse aujourd'hui les 4000 Dollars US et que notre pays dispose de presque 300 milliards de Dollars Us de réserve.

Parce que plus on est prêt à donner pour la liberté, plus on obtient des résultats, qu'en Algérie, notre jeunesse n'est pas vraiment différente de celle de la Tunisie, de l'Egypte, de la Libye, du Yémen, du Bahreïn, d'Irak ou de la Jordanie,  puisqu'actuellement elle vit dans les mêmes problèmes quotidiens que ses frères Arabes, qui ont osé se rebeller contre leurs systèmes politiques et réussir leur révolution démocratique pour mettre en place une vraie démocratie au sein de leurs pays. Mais comme dit le hadith du prophète Mohamed: "le croyant ne se fait pas mordre par deux fois d'un même trou", alors nous les algériens, qui ont déjà eu notre révolution avortée en Octobre 88 et qu'on a raté par cause de nativité, sachez que nous sommes rebelle dans notre sang et que nous n'acceptons jamais d'être encore gouvernés comme du bétail. Pourquoi gagner notre révolution à jamais en 2011, doit être notre objectif primordial parce que cette fois-ci, nous sommes très vigilant pour notre situation et devons attendre le bon moment pour riposter contre votre pouvoir actuel, même si en réalité nous ne sommes pas contre les agissements de l'opposition pacifique, puisque tout en la soutenant nous voulons profiter et apprendre des expériences de nos frères du Machrek et du Maghreb, qui ont su réussir leurs révolutions, grâce à leurs vigilances et les leçons apprises de nos agissements au cours des évènements d'Octobre 1988 et cela parce que le traumatisme causé par la décennie noire est déjà dépassée puisque notre jeunesse a déjà démontrer son préambule avant même que les Tunisiens et les les autres nations Arabes réussissent leurs révolution .

Comme la jeunesse algérienne ne cherche par le biais de cette appel que le moyen le plus pacifique à vous atteindre afin de provoquer avec votre sagesse un changement pacifique en Algérie, tout en s'imposant comme une nouvelle force de changement pour l'avenir de notre pays, elle estime que tout est pardonnable pour les égarés  puisque chaque être humain est pécheur et que le me illeur des pécheurs est celui qui se repentisse afin que l'Algérie devienne un vrai pays démocratique au 5 Juillet 2012, où la justice sociale dominera le quotidien de l'algérien et que chacun puisse enfin dire « 50 ans Barakate ». 

mardi 15 février 2011 00:17


Augmentation des prix : Violentes émeutes à Oran

Blog de 50-ans-barakate :Cinquante ans Barakate, Augmentation des prix : Violentes émeutes à Oran

Des émeutes ont éclaté dans plusieurs quartiers populaires de la ville d'Oran pour protester contre la cherté de la vie après les hausses de prix enregistrées ces derniers jours sur les produits alimentaires. La contestation a démarréen début d'après midi dans le quartier Victor Hugo, dans le centre-ville d'Oran, avant de s'étendre vers d'autres quartiers de la ville, notamment le célèbre quartier El Hamri. Pour prévenir d'éventuels dégâts, les sièges administratifs ainsi que les commerçants de ces quartier ont baissé leurs rideaux de crainte de débordements.

Le siège de la CNEP situé dans le quatier " Petit Lac" a été attaqué et saccagé par les manifestants.
La circulation a été coupée par les manifestants dans plusieurs quartiers de la ville. Les manifestants ont incendié des pneus et jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre, déployées massivement. Les manifestants étaient encore rassemblés en début de soirée dans un climat tendu face aux forces de l'ordre

warda 09/01/2011 12:10:46

 Aux armes citoyens! Marre de ce pays où règne la corruption, où les colonels ont tous les pouvoirs, où on te vole ta maison parce que tu vis en France .tu travailles toute ta vie , tu te fais construire une petite maison, et il suffit qu'un employé municipal corrompu falsifie des documents, c'est quoi ce pays???
Tu vas en Algérie passer des vacances, faut que tu payes pour aller à la plage où alors tu te baignes avec tes fringues, comme si la mer était une grande lessiveuse!Marre de ce pays où une poignée d'hommes vole l'argent du pétrole, que chaque Algérien touche sur chaque vente de pétrole, ce n'est que justice.Les émeutes c'est le ras le bol de toutes ces magouilles, des hlm donnés aux copains, des marchandises distribuées sous le manteau alors que le peuple crève , de ce président qui se la coule douce en suisse où ses comptes sont pleins et nous on doit survivre pour engraisser ce pouvoir!
Aux armes citoyens on occupe notre pays!

kader 06/01/2011 21:36:48

Enfin le peuples à réagi .j'espère que touchera touts le territoires algériens, il faut faire sauter les illettrés qui gouvernes le pays et qui se cachent dans leurs bureau.il faut les faire flipper on a marre de cette situation qui dure depuis très longtemps même s'il l'aura des mort je suis partant.il faut agir il faut résister il faut donner l'exemple vive l'Algérie avec une génération qui crie au changement, qui veulent une justice pour tout le monde, on traitera le riche et le pauvre de la même manière, qu'ils disent stop à la bureaucratie et de l'anarchie dans notre administration on a marreeeeeee

lundi 07 mars 2011 03:16


Les classes moyennes et la classe politique pour relayer les émeutes

Blog de 50-ans-barakate :Cinquante ans Barakate, Les classes moyennes et la classe politique pour relayer les émeutes

Alger, samedi matin. Lendemain d'un week-end particulièrement houleux à la suite des émeutes qui ont ébranlé tout le pays, la capitale en premier. Retour sur les traces de pneus brûlés et des magasins défoncés, à Bab El Oued, Oued Ouchayeh, Bachjarah, El Harrach et autre Bordj El Kiffan, pour ne citer que ces quartiers. Pour prendre le pouls de la rue, voir où en est ce fulgurant souffle juvénile.Un calme précaire semble régner, souverain, sur la ville. C'est vrai que c'est le prolongement du week-end. Mais Alger semble nettement moins animée que d'habitude. En témoignent les commerces qui ont baissé rideau sur certaines artères, par prudence. Les services de voirie ont été mobilisés au pas de charge pour effacer les stigmates des émeutes. Ici, on s'affaire à racler les traces des pneus ; là, on s'échine à remplacer des panneaux de signalisation routière saccagés. Devant certaines boulangeries, à Bab El Oued et ailleurs, c'est la queue pour une baguette de pain. Devant certaines stations d'essence aussi.
La ville reprend son souffle. Les gens, leurs esprits. Quelques colonnes de fumée s'élèvent dans le ciel, à l'autre bout de la baie. Mais rien de spectaculaire. Nous essayons surtout de lire dans ces jacqueries le sens qu'elles se sont donné. Nous tentons d'en déceler les slogans, les mots d'ordre arborés, les pancartes brandies. Octobre 1988 avait son fameux «Bab El Oued Echouhada». Les émeutes du printemps noir leur «pouvoir assassin» et le tonitruant «Ulac smah ulah» (pas de pardon).
Les manifs des démocrates au début des années 1990 leur fougueux «Djazaïr horra dimocratia» (Algérie libre et démocratique). Qu'en est-il de la révolte de janvier 2011 ? Le thème de la cherté de la vie semble revenir comme un leitmotiv pour expliquer ces émeutes et leur donner du contenu, que résume parfaitement ce slogan qui a été scandé : «Rahoum zadou fezzit ouessokar, echaâb rahou habet ikassar !» (Ils ont augmenté l'huile et le sucre, le peuple est décidé à en découdre). Pourtant, cela ne semble pas faire consensus. Nombre de citoyens interrogés, qu'ils soient acteurs de ces soulèvements ou simples observateurs, estiment que la majorité des insurgés ont jailli spontanément, les uns poussés effectivement par le ras-le-bol, la misère sociale et la mal vie, d'autres agissant par mimétisme. Mais pas de tract, ni de banderole, ni de pancarte, ni de charte écrite. Devant le lycée Okba, à Bab El Oued, des jeunes s'amusent à placarder des affichettes sur un mur. Renseignement pris, il s'avère que cela n'a rien à voir avec les émeutes. C'est juste pour annoncer l'ouverture d'une nouvelle école de formation privée. Indice révélateur à ce propos : nous avons essayé de trouver trace de quelques graffitis sur les murs des quartiers d'Alger récemment embrasés. Il n'y en avait que pour «el harga», Italia, le Mouloudia et l'USMA, mais aucun mot sur les récentes manifs. Quand on sait l'importance des murs comme supports d'expression, on peut mesurer le «blanc» laissé par ce soulèvement en termes de contenus.
Rétrospectivement, on se souvient que même Octobre 1988, sur la foi de nombreux témoignages, n'avait pas immédiatement brandi de revendications politiques. Il a fallu puiser dans l'immense réservoir des luttes sociales et politiques qui ont jalonné les années 1980, depuis le printemps berbère, pour donner un contenu politique à Octobre 1988 et l'habiller d'une plateforme de revendications. Celle-ci trouvait son ancrage dans les traditions militantes héritées du MCB, du FFS, du PAGS, de la LADDH et autres sigles de la mouvance démocratique tapie dans la clandestinité. «Aujourd'hui, quand on voit l'état de l'université, on mesure la régression et l'appauvrissement du terreau politique alors que dans les années 1980, l'université connaissait une effervescence militante exceptionnelle qui a alimenté Octobre 1988», analyse un enseignant rencontré à Bab El Oued. Pour lui, il serait présomptueux, voire démagogique, de prêter au mouvement actuel des revendications «sophistiquées».

Selon lui, même les raisons avancées, centrées autour de «la cherté de la vie» ont été ajoutées après coup. «C'est vrai que la cherté de la vie est insoutenable. Mais les jeunes manifestants, eux, n'ont rien dit de tel. C'est vous, la  presse, qui avez inventé ces slogans.» Et un de ses collègues de renchérir : «Cela nécessite un profond travail d'encadrement mettant à contribution tout un tissu d'associations, de partis politiques et de syndicats.» Un troisième de faire remarquer : «On ne dit pas que ce mouvement n'est pas légitime. Simplement, nous ne sommes pas d'accord avec la manière.» Et son acolyte de lancer : «Nous, nous sommes dans un syndicat d'enseignants et nous militons pour nos droits par ce canal. Nous avons de petits acquis, mais nous préférons la voie pacifique traditionnelle. Il faut revenir à ces canaux de lutte qui sont le baromètre d'une société civile forte.» Justement, et c'est là que le bât blesse, le verrouillage du champ politique, associatif et syndical rendant problématique toute action citoyenne «encadrée» et «canalisée», le recours à la violence à l'état brut devient presque une fatalité. Interrogé sur ses propres attentes de ce mouvement, un jeune, dans les 18 ans, qui a pris part aux émeutes de Bab El Oued, témoigne : «Moi je vous le dis franchement, ce qui nous fait agir, c'est l'attitude de la police. Hier, un groupe de flics en civil sont venus ici et on les a chassés.» Le jeune évoque au passage le cas de certains «pilleurs professionnels» qui «profitent de la situation pour racketter les gens et vider les magasins». Mais l'on aurait évidemment tort de généraliser en réduisant cette lame de fond à un autre «chahut de gamins».  Si le séisme social qui vient d'ébranler la maison Algérie a été brut, spontané et radical dans son expression, un cri sourdant du plus profond de l'injustice sociale qui accable la population, ne s'embarrassant pas trop des discours et des formules de rhétorique, force est de constater que trois jours après la tempête, des voix commencent à s'élever pour injecter des idées, des revendications écrites, du contenu politique à l'intérieur de ce magma de colère. Jusqu'ici, les classes moyennes semblaient se conduire en spectatrices.
Peut-être que cette semaine sera annonciatrice d'une nouvelle phase dans le mouvement... ou que l'heure sera à la capitalisation citoyenne de ce tsunami.
Des initiatives citoyennes sont d'ores et déjà en train d'être lancées dans ce sens. C'est ainsi que le Comité citoyen intercommunal de Aïn Benian-Staouéli vient d'être créé pour accompagner ce souffle. Sous le titre «Pour une alternative citoyenne et populaire», un premier communiqué de ce comité vient d'être rendu public sur facebook. «La rage de notre jeunesse exprime le ras-le-bol de tout un peuple à qui le pouvoir n'a laissé que la harga, la zatla et le suicide», s'indignent les rédacteurs du communiqué, avant d'appeler à un rassemblement pacifique ce dimanche à 16h, sur la place des Dauphins à Staouéli. «Certains font la morale aux jeunes manifestants en les traitant de casseurs et de voyous. Pourquoi tous ces augustes citoyens ne descendent-ils pas dans la rue pour montrer l'exemple ?», lâche un membre du comité de Aïn Benian.
Les classes moyennes et la classe politique savent, désormais, ce qu'ils ont à faire s'ils veulent transformer cet hiver impétueux en printemps démocratique..

El Watan.

lundi 10 janvier 2011 21:31


L'Algérie s'apaise après les émeutes

Blog de 50-ans-barakate :Cinquante ans Barakate, L'Algérie s'apaise après les émeutes

A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement a annoncé samedi la réduction des prix de certains produits alimentaires, et promis des mesures pour atténuer l'impact des relèvements de prix sur la population. Dimanche matin, des dizaines d'employés municipaux de Bou Ismaïl, à l'ouest de la capitale, s'employaient à nettoyer des rues jonchées de pierres et de pneus brûlés, selon un reporter de Reuters sur place. Un homme a été tué vendredi soir lors d'accrochages dans cette ville de la côte méditerranéenne. Le calme est aussi revenu dans des quartiers d'Alger où des jeunes s'en étaient pris les nuits précédentes à la police en lançant des pierres ou en saccageant boutiques et autres bâtiments. De nombreux commerçants avaient barricadé leurs boutiques depuis le début des incidents. "Les magasins sont ouverts. Aujourd'hui, tout est normal. J'espère que nous allons passer une nuit tranquille", confiait un habitant du quartier algérois de Bab El Oued, où se sont produits quelques-uns des affrontements les plus violents. Le gouvernement algérien a notamment décidé samedi de supprimer à titre temporaire les droits de douanes et la TVA sur le sucre roux et les huiles alimentaires, dont la hausse a été un déclencheur des manifestations. Alger a précisé que ces mesures resteraient en vigueur jusqu'au 31 août. Les prix de la farine, du sucre et de l'huile alimentaire ont doublé ces derniers mois pour atteindre des niveaux record. Le kilo de sucre, qui valait 70 dinars il y a quelques mois, est ainsi passé à 150. S'agissant de la farine, le gouvernement ne modifiera pas le prix du blé qu'il fournit aux minoteries mais augmentera les quotas de blé tendre. Le gouvernement a aussi défendu son action depuis le début de la hausse des prix et assuré qu'il n'y aurait pas de pénurie.   Hamid Ould Ahmed

lundi 10 janvier 2011 21:45


L’Algérie doit changer

Blog de 50-ans-barakate :Cinquante ans Barakate, L’Algérie doit changer

Ils prennent «timidement» le relais des «émeutiers». Les partis de l'opposition démocratiques, les syndicats autonomes et les associations et organisations de la «société civile» multiplient les initiatives, lancent des appels insistants à la construction d'une «alternative démocratique».

Levée de l'état d'urgence, ouverture du champ politique et médiatique, rétablissement des libertés civiles, garantie des droits d'association et de manifestation, un SMIG politique sur lequel peuvent s'entendre nombre de formations politiques de la mouvance démocratique.
La convergence démocratique aura-t-elle pour autant lieu ? Les partis de l'opposition démocratique, les syndicats autonomes et les associations et organisations de la «société civile» sauront-ils cette fois-ci transcender leurs clivages traditionnels pour porter une alternative viable à un régime algérien que d'aucuns qualifient d'«autiste», de «cynique», de «myope», de «brutal», de «rentier», d'«autoritaire», de «corrompu et corrupteur».... Des «passerelles objectives» peuvent-elles être jetées entre les forces éclatées de la mouvance démocratique ?

Chez le plus vieux parti de l'opposition, le Front des forces socialistes (FFS) en l'occurrence, on est plus que jamais «convaincu que des possibilités existent pour une alternative démocratique» tout en refusant de s'inscrire dans une «alternance clanique». Le FFS a appelé avant-hier les Algériens «à se mettre en mouvement pacifiquement pour imposer une ouverture politique réelle» et réitère «l'urgence» de prise de mesures d'ouverture politique, à savoir la levée de l'état d'urgence, le rétablissement des libertés civiles, l'ouverture du champ médiatique et  garantie des droits d'association et de manifestation. «La situation actuelle montre que l'alternative démocratique ne s'improvise pas. Nous devons regarder vers nos voisins tunisiens et les saluer. Ce qui se passe en Tunisie est le fruit des efforts des vraies élites qui n'ont pas perdu leur âme, qui ont choisi leur camp et sont engagées dans un long et patient travail de réencadrement de la société. Ne leurrons pas nos compatriotes, ce travail nous devons le mener aussi. C'est le passage obligé vers la liberté et la dignité dans notre pays et vers la construction du Maghreb démocratique.»
Dans un communiqué conjoint, les syndicats autonomes de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de l'administration, - déclaration signée également par la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) -, demandent la levée de l'état d'urgence et l'ouverture du champ médiatique, politique, syndical et associatif «afin que les conflits puissent être réglés par la force d'un droit qui prend en charge les intérêts et les préoccupations de la majorité de la population et non pas par le droit d'une force qui protège les intérêts d'une minorité». «La somme des dégâts causés par les‘émeutiers, notent les syndicats autonomes, n'arrive même pas à la hauteur d'un seul scandale de malversation dont l'Algérie est riche (Khalifa Bank, BCA, Sonatrach, Brown & Condor, etc.).»

Transformer le rejet en projet

Alors que le Mouvement démocratique et social (MDS) appelait à la «destruction d'un système qui ne profite qu'à une minorité de privilégiés» et à «enclencher une dynamique porteuse d'espoirs», le Parti socialiste des travailleurs (PST) - appel aux travailleurs et aux jeunes diffusé samedi dernier - dénonçait le verrouillage systématique de toute expression syndicale et politique, la répression des marches, des grèves, des réunions : «Verrouillage qui ne laisse à nos jeunes que le choix d'une révolte désespérée.» Le PST lance un appel à la mobilisation la plus large et à soutenir le mouvement de contestation.
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) veut, lui, transformer le «rejet» exprimé par la rue en «projet». La révolte des jeunes signe «l'échec d'un régime qui dévaste, depuis 50 ans, l'Algérie». Le RCD réitère sa disponibilité à «s'associer et à soutenir toutes les initiatives citoyennes exprimant une colère légitime». Le parti de Saïd Sadi invite l'ensemble des Algériens «à s'organiser en se regroupant autour de personnes connues pour leur probité avec des objectifs clairs pour offrir un prolongement efficient et durable à leurs revendications».

Les solutions placebo du pouvoir  

Ressuscité de sa belle mort, le mouvement citoyen des archs brocarde, dans sa dernière déclaration publique, les «dignitaires du régime qui disposent de l'Etat comme d'un bien vacant» et lance un appel à la jeunesse algérienne à «l'auto-organisation». Objectif : «Offrir une alternative citoyenne à la hauteur des aspirations populaires.» «Une situation explosive est en train de se mettre en place et le pouvoir, comme à l'accoutumée, se prépare non pas à accéder aux aspirations populaires, mais plutôt à user, une fois de plus, de la violence, de la diversion et des solutions placebo.»
Ces appels insistants, relayés par plusieurs personnalités politiques, seront-ils entendus ou tomberont-ils dans l'oreille d'un sourd ?
Dans une interview accordée hier à un journal on-line, Daho Ould Kablia, le ministre de l'Intérieur, parle d'ores et déjà de «récupération» politique du mouvement de contestation par certains responsables de partis et associations. «Ils (les  responsables politiques, ndlr) disent qu'il faut considérer ces manifestations comme un rejet du pouvoir actuel et que seule une démocratie et plus de liberté, plus de participation des citoyens au champ médiatique, peuvent régler les problèmes. On en doute. S'il y avait un autre gouvernement que celui qui est en place, il y aurait peut-être eu des problèmes plus graves parce que les problèmes économiques et sociaux ne sont pas théoriques. Ce n'est pas la cité d'Isis, la cité idéale qui va les régler.» Les déclarations du ministre ont décidément de quoi refroidir un mort.

Mohand Aziri

mardi 11 janvier 2011 13:15


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